surmonter la peur du rejet
Dompter ses peurs

Surmontez la peur du rejet

Craignez-vous le jugement des autres ? Lorsque l’on vous critique, vous sentez-vous nul(le) ? Avez-vous du mal à agir en étant pleinement vous-même ? Vous sentez-vous souvent à part des autres, non aimé/apprécié, inférieur ou ne faisant aucune différence sur cette terre ? Ressentez-vous comme un vide à l’intérieur de vous ?
Si oui, vous connaissez ce que beaucoup d’entre nous vivons régulièrement : la peur du rejet.

Les causes

Cette peur se trouve présente dès la petite enfance. Le rejet peut se vivre lorsque vous êtes un enfant non désiré ou plus petit que la moyenne ou moins beau, doué, etc. que votre frère ou soeur. Peut-être avez-vous aussi ressenti de l’indifférence, un manque d’amour, d’affection ou de tendresse de la part de vos parents.

Vous avez pu aussi expérimenter du rejet même en ayant été un bébé très désiré, si vos parents avaient beaucoup d’attentes. Car ils espéraient vivre à travers vous leur ambitions déçues : « Ma fille sera une grande pianiste, mon fils sera avocat ». L’enfant pense alors qu’il est responsable de rendre ses parents heureux. Et développe ainsi la peur du rejet s’il ne se trouve pas à la hauteur des attentes de ses parents ou que ceux-ci le dévalorisent en lui disant qu’il n’est pas assez bon. L’amour conditionnel, inconscient de la part des parents, a un effet dévastateur sur l’enfant et l’adulte qu’il deviendra plus tard.

En ce qui concerne le rejet social : le besoin d’être accepté par son groupe d’appartenance – Tony Robbins le qualifie comme étant un besoin vital. Nous lui attribuons généralement une origine anthropologique. Du temps de nos lointains ancêtres, la survie d’un individu reposait sur son appartenance au groupe (nourriture, territoire, famille, guerre, …). Se retrouver exclu de sa tribu signifiait une condamnation à mort.

Les signes

Selon Lise Bourbeau, auteure du best-seller Les 5 blessures qui empêchent d’être soi-même, le mécanisme de défense lié à la peur du rejet est le « masque du fuyant ».

Une personne portant ce masque risquera de développer une attitude de fuite pensant inconsciemment diminuer le rejet et la souffrance. Mais le masque recouvre tout et met de côté le réel pouvoir personnel. Cette personne cherchera à ne pas prendre trop de place, peut se réfugier dans un monde imaginaire hors des faits et gestes de la réalité. Elle peut procrastiner ou s’éparpiller dans de nombreuses tâches qu’elles aura du mal à finir.

Celui qui porte le masque du fuyant, aura du mal à se laisser aimer même si c’est un profond désir. Il peut avoir peur de se lier par crainte de souffrir et d’être rejeté et quand il ose, il risque de s’attirer quelqu’un qui va confirmer sa blessure. Il donnera beaucoup, mais aura des difficultés à recevoir. En fait, il se rejette inconsciemment et se demande pourquoi certaines difficultés perdurent.

Sans le réaliser, cette personne dénigre sa propre valeur. Elle a de la difficulté à dire non, ce qui la limite dans sa capacité à se dire oui à elle-même. Ne se sentant pas le droit (toujours inconsciemment) d’exister pleinement, de mériter une relation affective saine,  une abondance fluide, du temps pour soi, etc. Elle aura de la difficulté à se faire plaisir et profiter des opportunités que lui offre la vie.

Une personne profondément touchée par la peur du rejet, pourra aussi :

  • avoir de la difficulté à donner son opinion ; à regarder les gens dans les yeux ;
  • se culpabiliser facilement ; (lire ici pour vous apprendre à vous libérer du sentiment de culpabilité)
  • trouver mille excuses pour décliner des invitations, mille raisons de ne pas s’amuser et de prendre du temps pour soi ;
  • cacher ses besoins par peur de déranger ;
  • refuser les compliments ;
  • être fréquemment déstabilisée ;
  • ressentir un vide affectif et tenter de le combler à tout prix.

Comment vaincre la peur du rejet ?

Clé n°1 : Aimez vous vous-même plutôt que de chercher à être aimé

L’idée ici est d’augmenter peu à peu votre estime de vous afin de ne plus en faire une affaire personnelle (au sens des Quatre accords toltèques) lorsque vous vivrez une situation de rejet. Car vous en vivrez si vous cessez de contourner ces situations par la fuite.

Ces deux petits exercices vous y aideront :

  1. Chaque soir avant de vous endormir, prenez le temps de réviser tout ce dont vous avez été fier dans la journée.
  2. Puis faites-vous au moins 10 compliments commençant par « Je suis ».

Clé n°2 : Dissociez-vous du rejet

Chacun a ses propres opinions et rejète parfois celles des autres. Lorsque quelqu’un vous dit « non », il le dit à propos de votre projet ou opinion et non de vous personnellement. Cela ne remet aucunement votre valeur en doute. Inutile donc de vous rejeter vous-même en plus. Par exemple, au lieu de dire : « Je n’ai pas eu cet emploi », vous pourriez dire : « Ma candidature n’a pas été retenue ». 

Aussi, si vous vous sentez vexé, essayez de préciser votre point de vue calmement et de prendre votre place tout en observant vos réactions et celles de l’autre. Evitez de fuir dans votre frustration, elle risque de prendre le pouvoir sur vous et de faire durer votre peine longtemps après que l’incident ait eu lieu.

Choisissez plutôt de faire quelque chose qui vous suscite du bien-être, vous fait sentir vivant, enjoué, détendu au lieu de ruminer ce qui est déjà passé et fuir dans des scénarios activés par le mental. Je ne dis pas de ne pas régler ses problèmes, ou de ne pas prendre position, mais d’éviter d’amplifier inutilement, générant ainsi des cycles de souffrances multipliés.

Clé n°3 : Créez votre bien-être

Dans le cas des sentiments difficiles comme le rejet, on demeure trop souvent soumis à l’émotion ou à une autre personne par exemple. Il importe de devenir observateur de ce qui est et agir comme un acteur de changement. La peur de se tromper, d’être jugé, la soumission, gardent l’être comme dans une cage inutilement. Osez faire de nouvelles choses qui optimisent votre confiance et votre estime personnelle et vous éloignerez davantage les situations qui suscitaient ces états limitatifs. Faites-vous aider au besoin par un thérapeute de confiance.

Osez dire non et prenez position pour cesser de vous rejeter vous-même. Osez dire quand quelque chose ne vous plaît pas, ne vous convient pas. Vous éviterez ainsi l’accumulation de frustrations ou émotions désagréables.

Vous êtes en bonne voie si…

  • Vous demandez de l’aide quand vous en ressentez le besoin ;
  • Prenez de plus en plus votre place et que vous vous affirmez ;
  • Faites des choses nouvelles ;
  • Avez une meilleure valorisation personnelle, meilleur respect de vous ;
  • Favorisez ce qui stimule votre joie de vivre, le rire ;
  • Vous vous confiez à une personne de confiance ;
  • Réalisez avec empathie que vos parents ont fait de leur mieux avec les ressources qu’ils avaient ;
  • Osez toucher votre sensibilité, vulnérabilité ;
  • Exprimez votre créativité et permettez aux autres de la découvrir ;
  • Avez une démarche plus assurée.

Partagez en commentaire vos astuces pour vous libérer du jugement/regard des autres.

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