Enfant non désiré

Dédramatisons sur l’enfant non désiré !

Vidéo/article à destination des parents qui « voulaient un enfant, mais… « 
– Je passe en revue le concept d’enfant non désiré (plus large que ce que l’on imagine)
– Non désiré ≠ de mal aimé ou de mal traité.
– et en quoi ne pas culpabiliser vous sera utile à ton enfant et toi !

Un concept plus large que ce que l’on pense

Quand on entend le terme « d’enfant non désiré », c’est vrai que c’est dur à entendre, ça met mal à l’aise. Autant pour celui qui se reconnait dans cette expression que pour celui qui pense être un parent qui n’a pas (suffisamment) désiré son enfant.

Lorsqu’on entend « enfant non désiré », on pense un parent qui n’a pas du tout voulu de son enfant et qui ne l’a pas aimé… Pour peu que nous ayons l’imagination fertile, nous pensons éventuellement à la maltraitance. C’est sur qu’avec une telle définition, personne n’a envie de s’identifier de près ou de loin à ce type de parent.

En réalité, la définition d’ « enfant non désiré » est beaucoup plus large et englobe beaucoup plus de personnes que ce qu’on imagine. On considère qu’un enfant est non désiré, si l’un ou les deux parents :

  • Ne souhaitait pas avoir d’enfant OU
  • Souhaitait un enfant, mais plus tard OU
  • Souhaitait un enfant, mais de l’autre sexe.

Et là, en lisant ces trois lignes, tu te rends compte à quel point cela englobe beaucoup de monde… Toi-même tu connais de nombreuses personnes qui sont des enfants non désirés 😕 Si autant de personnes sont concernées, pourquoi en parle-t-on si peu ? Simplement parce que c’est un sujet tabou et qu’il met mal à l’aise.

Un sujet tabou

Forcément, lorsqu’on a une telle définition aussi erronée, on se jugerait de très mauvaise personne si on devait s’avouer ne pas avoir désiré son enfant à 100%. Bonjour la honte et la culpabilité ! Du coup, c’est un sujet extrêmement tabou, vu toutes les horreurs qu’on associe à « l’enfant non désiré ». Mais « non désiré » ne veut pas dire « mal aimé » ou « maltraité », ce sont des sujets totalement différents (j’en parle en détail ici) qui n’ont rien à voir ensemble. L’un n’implique pas l’autre, même si certains ont vécu tout cela en même temps.

Attention : voici paragraphe où j’enfonce des portes ouvertes (tu es prévenu·e 😄)
Accueillir un bébé dans sa vie, on le sait tous, ça change la vie du tout au tout. Alors quand, l’enfant arrive par surprise, c’est tout à fait légitime de ne pas se sentir prêt et d’avoir peur. Passé l’effet de surprise, chacun fait de son mieux pour accepter la situation. Quoi que tu puisses penser ou ressentir durant cette période, ne te juge pas, ne te flagelle pas… ça ne sert à rien, sauf à ajouter de la souffrance sur la souffrance. Comme dit Lise Bourbeau « Accepte que tu n’acceptes pas », autant que possible évite de te mentir ou te forcer à accepter une situation qui pour le moment est encore difficile à gérer. Laisse-toi le temps et vois ce que tu peux faire concrètement pour te préparer au mieux au changement de vie qui t’attend. Si tu ressens de la peur, sache que pour l’égo CHANGEMENT = DANGER, du coup il t’envoie une signal : la peur pour te dire « Bouge-toi le cul ! Faut se préparer à ce changement, sinon on va mourir !!! ». Oui l’égo est une drama queen dans l’âme 😬 Spoiler alert : le plus souvent tout le monde survit.
Après, est-on jamais prêt à être parent ? C’est une question philosophique à laquelle je ne répondrais pas ici 😉

Les personnes qui ont lu cet article ont aussi lu :   Être un enfant non désiré - Interview de Christian Junod

Voilà pourquoi ma démarche, quand j’accompagne les enfants non désirés / enfants surprises, ce n’est pas de blâmer les parents ou quoi… C’est simplement de donner cette info : les circonstances de notre conception et de notre naissante ont un impact sur notre vie et nos comportements plus tard. Comme tout cela se cache bien au fond de notre inconscient, le savoir permet des prises de consciences qui permettent ensuite de détricoter les comportements dont on ne veut plus.

Et toi en tant que parent, si tu parviens à t’avouer à toi-même (t’es pas obligé d’en parler à qui que ce soit, si tu n’en as pas envie) que pour X ou Y raison, tu n’as pas désiré ton enfant à 100% et que tu parviens à accepter cela, alors tu seras plus à même de l’accompagner car tu sais que peut-être il va développer des comportements liés aux circonstances de sa naissance. Ce n’est ni bien, ni mal, c’est comme ça et c’est une opportunité de grandir pour toi et pour lui·elle. Point.
Si tu veux connaître les comportements en question pour pouvoir les détecter chez ton enfant, lis cet article.

De mon côté, je n’accompagne pas (encore) les parents qui attendent un enfant « surprise », j’accompagne ces enfants devenus adultes. Peut-être que tu es aussi un enfant surprise et que tu voudrais éviter de transmettre les dits-comportements à ton enfant. Je peux t’accompagner sur ce chemin (te libérer de ces comportements) si tu le souhaites. Contacte-moi en cliquant ici, nous ferons le point sur ta situation 🙂

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